La gestion d'agrosystèmes dans une complexité croissante nécessite de prendre en compte toutes ses composantes (à l’échelle parcellaire, de l’exploitation familiale comme à l’échelle du territoire). Parce que l’agronomie a l’action dans son « projet », des interactions fortes sont nécessaires avec d'autres disciplines pour plus de pertinence voire d’utilité sociale de ses travaux.
Cette rubrique aborde les échanges existants ou à développer avec d'autres connaissances :
Progressivement seront mis en ligne:
- des témoignages d'expériences particulièrement fertiles
- les réflexions du groupe de travail Convergences et Synergies
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Une journée organisée par le Groupe
Convergences et Synergies
entre l'Agronomie et les autres Disciplines
animé par Thierry Doré, François Kockmann, Guy Trébuil
Télécharger le programme et voir le compte-rendu
par le site http://agroecologie.cirad.fr/
Comprendre les usages pour les Pays du Sud http://www.agrisud.org/ avec Vincent Ribier et Michel Griffon (CIRAD), pour qui l’agroécologie s’inscrit comme une alternative aux schémas classiques en privilégiant des modèles agricoles durables attentifs au respect de l’environnement, économiquement performants et socialement porteurs de développement et d’équité.
Agroecology as a science, a movement and a practice. A review par A. Wezel, S. Bellon, T. Doré, C. Francis, D. Vallod et C. David
publié en 2009 www.agronomy-journal.org
L'agroécologie désigne entre 1930 et 1960 une discipline purement scientifique. Des mouvements écologistes des années 1960 contre l'agriculture industrielle donnent naissance à des mouvements agroécologiques dans les années 1990. Le sens d’agroécologie comme une pratique agricole émerge dans les années 1980. Les échelles et les dimensions des enquêtes agroécologiques ont changé au cours des 80 dernières années de la parcelle aux exploitations puis aux agroécosystèmes. Ces diverses significations, variables selon les pays, sont source de confusion. Les auteurs appellent donc ceux qui écrivent sur le sujet à être explicites !
ISARA à Lyon Master en Agroécologie
AgroParisTech Master "De l’Agronomie à l’Agro-Écologie"
Solagro aborde le sujet à l'échelle de l'exploitation dans un stage nommé agroécologie en septembre 2010 abordant l'Intérêts agronomiques et écologique des couverts végétaux; Leur intégration dans les systèmes agricoles; Zoom sur l’agriculture de conservationet dans un document de 2009 sur les infrastructures agrocécologiques
Un colloque a eu lieu à l'ISARA en mars 2010 à l'initiative des étudiants avec des vidéos accessibles ici
En lien avec les préoccupations des Jeunes Agronomes, cet évènement a reçu un soutien de l'Afa.
Prochainement, les quatre vidéos de la journée d' introduction seront en ligne :
Présentation par Christophe NAUDIN et Françoise COSTE
Présentation par Thierry DORE
Présentation par Valentin BEAUVAL
Débat avec la salle
un peu de patience,
dialogues en cours, les écrits arrivent
Aider les agriculteurs à se positionner dans les débats relatifs à ce que devrait être leur activité
Les agriculteurs sont aujourd’hui invités à revoir la façon dont ils conçoivent et exercent leur métier. Cette invention passe par un débat entre agriculteurs que la sociologie peut faciliter. L'équipe de l'INRA-SAD est active sur ce sujet

L’histoire de l’agronomie s’autonomise depuis quelques années de l’histoire rurale mais elle y reste obligatoirement attachée. Toutefois, une bibliographie spécifique émerge peu à peu. D’où l’idée, ici, de proposer des fiches de lectures brèves d’ouvrages-clés en histoire de l’agronomie.
Fabien KNITTEL, MCF Université de Franche-Comté
et chercheur INRA-SAD (UR 055), unité de recherches ASTER,
commente un ouvrage assez récent puisque paru en 2008.
Christophe Bonneuil, Gilles Denis, Jean-Luc Mayaud (dir.), Sciences, chercheurs et agriculture. Pour une histoire de la recherche agronomique, Paris, Quae éd./L’Harmattan, 2008, 300 pages, Préface de Bernard Hubert et Raphaël Larrère, coll. « Histoire des sciences, Série Etudes »
Sciences, chercheurs et agriculture est le résultat des journées des 24 et 25 octobre 2006, organisées par le Comité d’histoire de l’INRA, pour fêter le soixantième anniversaire de l’INRA. Les préfaciers de l’ouvrage rappellent le but du volume qui est d’appréhender les interactions, depuis le XIXe siècle, entre les transformations de l’agriculture et les approches scientifiques et techniques qui étudient l’agriculture, ainsi que les rapports complexes avec l’environnement rural (au sens large).
Le premier chapitre, intitulé « pour une histoire des acteurs et des institutions des sciences et techniques de l’agriculture et de l’alimentation » (p. 5-44), est une longue introduction méthodologique et programmatique où les auteurs, qui sont aussi les coordonateurs de l’ouvrage, proposent les clés méthodologique et épistémologiques pour une histoire de l’agronomie. C’est un essai de méthode sur les règles qui s’imposent à qui veut écrire sur l’histoire de l’agronomie, définie comme les « institutions scientifiques et techniques de l’agriculture et de l’alimentation ». Les auteurs posent immédiatement la question de la diffusion de l’innovation et mettent en cause le modèle, trop simple, d’une diffusion des nouveautés techniques du laboratoire au champ. Ce sens unique n’est pas opératoire et masque une réalité bien plus complexe où les schémas de diffusion de l’innovation sont multiples intégrant tous les acteurs dans des interactions nombreuses.
Aujourd’hui, le progrès agricole est socialement mis en question, voire même contesté par une frange de la société à cause des problèmes liés à la pollution intégrés dans la problématique plus large du développement durable, quelque fois assez flou d’ailleurs. L’agriculture à haute valeur environnementale devient un nouveau paradigme socialement construit qui interpelle les historiens qui intègrent dans leur sujet d’étude l’agriculture et l’agronomie perçues par la société confrontée à l’agriculture et à l’agronomie des agriculteurs et des agronomes en faisant une socio-histoire des croisements et des hiatus provoqués par cette dialectique. Voilà de nouveaux objets qui provoquent un retour à des œuvres parfois négligées comme celle de Simondon ou celle d’Haudricourt. Ils ont pensé les rapports entre vivant et techniques et entre société et techniques, pistes fécondes pour une histoire culturelle des sciences et des techniques telles que les auteurs de ce « manifeste » la conçoivent.
Les auteurs refusent aussi l’étude d’une science hors du temps et rappellent la nécessité d’une analyse des sciences et des techniques socialement situées, c’est-à-dire intégrées dans les multiples contextes (p. 19) qui les rendent possibles (et inversement).
Le but est d’éviter une histoire à sens unique ne tenant compte que des « vainqueurs » du progrès technique et reléguant tous les « obscurs » dans l’oubli. La symétrie proposée par le « programme fort » oblige à la prise en compte de tous les acteurs, y compris les « vaincus », réintégrés dans les réseaux multi-acteurs et dans les jeux complexes d’acteurs. Pour cette « relecture contextualisée du progrès au champ » Ch. Bonneuil, G. Denis et J.L. Mayaud nous proposent de redécouvrir la sociologie des sciences de Ludwik Fleck, auteur de Genèse et développement d’un fait scientifique en 1935 (traduction et publication par N. Jas en 2005). C’est une invitation concrète à des études pluridisciplinaires ou, comme l’écrivent les auteurs, à une « transversalité maîtrisée » (p. 20).
Il faut retenir la riche bibliographie (p. 35-44) qui permettra au chercheur intéressé par ce champ scientifique récent qu’est l’histoire de l’agronomie de trouver les guides méthodologiques et des pistes de réflexions fécondes dans les multiples titres référencés, offrant une ouverture pour le mise en œuvre concrète du programme conseillé.
Les onze autres communications sont donc des réalisations ciblées sur des points particuliers de l’histoire de l’agronomie correspondant à la grille méthodologique exposée dans l’introduction.
Pour aller plus loin, un compte rendu critique plus détaillé de cet ouvrage a été rédigé par mes soins et publié dans Histoire et Sociétés Rurales, n°32, 2009, pages 272-276.
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à propos de résilience en Suède http://resilience.juridicum.su.se/
à propos d’écologie en France http://www.sfecologie.org/ et à l'international http://www.ipbes.net/
à propos d’agroforesterie en France http://www.agroforesterie.fr/