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Détail actualité

Différents points de vue sur la demande alimentaire mondiale

A l'occasion de la publication récente d'une étude aux USA, voici une chronologie de textes forgeant les visions du besoin alimentaire mondial.

Certains ont été présentés lors des évènements de l'Afa.

20082009mai2011oct2011nov2011GHI2011

 

 

 

Évaluation internationale des connaissances,des sciences et des technologies agricoles pour le développement

(EICSTAD)

publié en 2008, pour la FAO, avec une forte présence française (CIRAD) et africaine parmi les contributeurs.

source

 

Extrait :
L'évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles pour le développement (EICSTAD  en anglais IAASTD " International assessment of agricultural knowledge, science and technology for development ") est un processus intergouvernemental pluridisciplinaire, pluridimensionnel et pluritemporel avec un bureau composé de plusieurs parties prenantes cofinancé par l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), la Banque Mondiale et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

 

La structure de gouvernance de l'EICSTAD est un hybride singulier du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) et de l'organisation non gouvernementale Millenium Ecosystem Assessment (MA).

400 experts internationaux désignés par des groupes de parties prenantes ont été sélectionnés par le Bureau pour préparer le rapport réduction de la faim et de la pauvreté, amélioration des moyens de subsistance des populations rurales et de la santé humaine, et réalisation d'un développement équitable et socialement, écologiquement et économiquement rationnel. La réalisation des ces objectifs passe par la reconnaissance du caractère multifonctionnel de l'agriculture: le défi consiste à réaliser simultanément les objectifs de développement et de durabilité tout en augmentant la production agricole.

 

Il  y a des interprétations diverses et contradictoires des évènements passés et actuels, qu'il faut admettre et accepter.

Huit sujets ont été approuvés par le Bureau: bioénergie; biotechnologie; chan gements climatiques; santé humaine; gestion des ressources naturelles; connaissances traditionnelles et innovations à base communautaire; commerce et marchés; et femmes dans l'agriculture.

 

Parmi les principaux résultats, citons ici les 5 premiers :

1. Les connaissances, les sciences et les technologies agricoles (CSTA) ont contribué à l'augmentation substantielle de la production agricole au fil du temps et, par ricochet, à la sécurité alimentaire.

 

2. Les populations ont inégalement bénéficié de cette augmentation des rendements selon les régions, en partie en raison de capacités organisationnelles, de facteurs socioculturels et de cadres institutionnels et politiques différents.

 

3. L'accent mis sur l'augmentation des rendements et de la productivité a, dans certains cas, eu des conséquences négatives sur la durabilité de l'environnement.

 

4. Les conséquences écologiques de pratiques agricoles associées à de mauvaises conditions socioéconomiques créent un cercle vicieux dans lequel les petits exploitants pauvres doivent déboiser et exploiter de nouvelles terres souvent peu productives, aggravant ainsi la déforestation et la dégradation générale des écosystèmes.

 

5. Des prévisions fondées sur la poursuite des politiques et pratiques actuelles indiquent que l'évolution de la démographie mondiale et la modification de l'architecture de distribution des revenus au cours des 50 prochaines années vont entraîner un changement des habitudes alimentaires et un accroissement de la demande de nourriture. Selon la tendance de référence, on prévoit une augmentation de 75% de la demande mondiale de céréales entre 2000 et 2050, et un doublement de la demande mondiale de viande. Plus de trois-quarts de l'accroissement de la demande de céréales et de viande devrait s'observer dans les pays en développement.

 

Lire l'intégral : à télécharger

 

 

La prospective AgriMonde publiée en 2009 a été présentée à l'Afa en 2010

En savoir + http://www.agronomie.asso.fr/index.php?id=84

 


Produire plus avec moins
publié en mai 2011 par M. S. Swaminathan
Père de la Révolution verte en Inde

 

L'auteur propose un changement de paradigme  : lancer une révolution encore plus verte qui permettrait d'accroître de façon permanente la productivité sans nuire à l'environnement.

Extrait : " pour notre approvisionnement alimentaire et pour l'environnement : l'intensification durable des cultures en vient à être considérée comme une priorité de premier plan par les responsables de l'élaboration des politiques comme par les partenaires du développement international. L'intensification durable, c'est le fait de produire davantage à partir d'une même superficie de terres cultivables, tout en réduisant les retombées environnementales négatives et en augmentant les apports au capital naturel ainsi que le flux de services environnementaux.

L'intensification durable des cultures est le premier objectif stratégique de la FAO. Afin de l'atteindre, celle-ci a entériné l'"approche écosystémique" en matière de gestion agricole.Cette approche consiste essentiellement à utiliser des intrants tels que la terre, l'eau, les semences et les engrais comme complément des processus naturels qui soutiennent la croissance des espèces végétales, y compris la pollinisation, la régulation naturelle des populations de ravageurs par leurs prédateurs et l'action des biotes du sol qui aident les plantes à accéder aux nutriments. "

 

Lire le chapitre 1 en ligne (en français) 

site de l'éditeur 



 

Solutions pour une planète cultivée (octobre 2011)

par Foley et al
source

La croissance démographique et la consommation imposent des exigences sans précédent sur l'agriculture et des ressources naturelles. Aujourd'hui, environ un milliard de personnes souffrent de malnutrition chronique tandis que nos systèmes agricoles sont simultanément dégradants terre, l'eau, la biodiversité et du climat à l'échelle mondiale. Pour répondre à la sécurité alimentaire mondiale et les besoins futurs de durabilité, la production alimentaire doit croître considérablement, tandis que, dans le même temps, l'empreinte environnementale de l'agriculture doit diminuer de manière spectaculaire. Nous analysons ici des solutions à ce dilemme, en montrant que d'énormes progrès pourraient être faits en stoppant l'expansion agricole, des écarts de rendement "de clôture sur les terres sous-performants, en augmentant l'efficacité de culture, déplaçant les régimes alimentaires et la réduction des déchets. Ensemble, ces stratégies pourraient doubler la production alimentaire tout en réduisant considérablement les impacts environnementaux de l'agriculture.

D. Tilman  qui co-signe cette étude par Foley et al  publie également l'étude suivante.


Global food demand and the sustainable intensification of agriculture.

Par David Tilman et al. PNAS November 21, 2011

source

La demande alimentaire mondiale augmente rapidement, tout comme les impacts environnementaux de l'expansion agricole. Le pronostic est une demande alimentaire mondiale multipliée par 2 en 2050 Les impacts environnementaux des alternatives pour satisfaire ces besoins sont évaluées. La demande alimentaire par habitant exprimée en calories ou en protéines toutes les cultures associées, a suivi la croissance du revenu réel par habitant depuis 1960. En utilisant cette relation, on prévoit une augmentation de 100-110% de la demande mondiale de 2005 à 2050.

Les évaluations quantitatives indiquent que les impacts environnementaux des modes de développement de l'agriculture mondiale.

Si les tendances actuelles d'intensification agricole dans les pays riches et d'extensification dans les pays pauvres devaient se poursuivre, environ 1 milliard d'ha de terre seraient défrichés d'ici 2050, avec des émissions de gaz à effet de serre en équivalent CO²-C atteignant environ 3 Gt par an et une consommation d'azote de l'ordre de 250 Mt par an.

En revanche, si la demande alimentaire en 2050 est satisfaite par l'intensification modérée sur les terres arables existantes dans les pays à faible rendement, l'adaptation et le transfert de technologies à haut rendement dans ces terres agricoles, et des améliorations technologiques globales, le défrichement serait seulement de 0,2 milliards d'hectares, des émissions de gaz à effet de serre d'environ 1 Gt d'équivalent CO² par an, et une utilisation mondiale d'azote N  de 225 Mt par an.

Et des pratiques culturales efficaces pourraient réduire sensiblement l'utilisation de l'azote. Obtenir des rendements élevés sur les terres arables existantes dans les pays à faible rendement est déterminant pour satisfaire la demande alimentaire mondiale en minimisant les impacts environnementaux.

Lire l'article 

 




Le Global Hunger Index 2011 (GHI), ou Indice de la faim dans le monde  

Publié par l'Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires

En savoir + : http://www.ifpri.org/french